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Entrevue avec Jérôme Houdin (suite)   

02/09/2025

JOL : Pour autant "Route64" continue dans l'évènementiel autour du jeu d'échecs. Je pense au trophée Napoléon ou encore à l'évènement Échecs et Lac en mai dernier à Thonon-les-Bains. As-tu des projets à venir ?

JH : Notre philosophie d'évènements échiquéens très grand public fonctionne et séduit les collectivités territoriales. Nos simultanées géantes (4 pros contre 100 amateurs et même 6 pros contre 200 comme à Thonon-les-Bains) fonctionnent très bien et reçoivent des éloges, tant de la part des participants, que des municipalités qui les achètent ou des spectateurs curieux qui y assistent. Les élections municipales ayant lieu en mars 2026, il n'est plus possible d'en organiser d'ici là, mais des projets verront le jour au printemps et ensuite, à la fois dans des villes ayant déjà accueilli nos évènements et dans de nouvelles villes en France comme en Europe. Nous intervenons aussi auprès des entreprises, et cherchons à nous développer dans cette direction.

Présentation du Festival de Thonon

JOL : Au fil de ces évènements ressens-tu un plus grand intérêt du public pour le jeu d'échecs ?

JH : Oui. Le nombre de gens que nous croisons qui découvrent ou se remettent aux échecs est impressionnant. On le constate via la fréquentation des plateformes de jeu, ou l'audience des streams spécialisés ou non (Inoxtag par exemple), mais aussi par le retour à la pratique OTB (over the board) comme on dit en bon français. Lors d'une de nos simultanées géantes en 2024 à La Roche-sur-Yon, plus d'un tiers des 100 amateurs participants a indiqué disputer sa première partie devant un échiquier physique avec de vraies pièces. Petite parenthèse à ce sujet, un grand nombre de clubs ratent totalement l'engouement des adultes débutants ou redécouvrant les échecs, en ne misant que sur la compétition et/ou les enfants. Fin de la parenthèse.

JOL : Pourquoi as-tu choisi de faire partie de la commission Art, Culture et Histoire ?

JH : Vous l'avez compris, mon rapport aux échecs n'est pas celui d'un gamer, mais celui d'un passionné d'actualité, d'art, de culture et d'histoire échiquéenne. Au sein de la commission, je suis « comme à la maison » et j'ai le sentiment de poursuivre un peu ce que j'avais voulu faire avec la revue Route64.

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